Mardi 2 janvier 2007

Cela fait maintenant plus de deux mois que nous sommes aux canaries... Beaucoup de travail, beaucoups de reves et finalement pas assez de temps pour terminer la preparation a temps...

La liste était longue il faut dire. et il reste quelques points importants a regler avant le départ vers... l'argentine. depuis que je suis arrivé a Tenerife, les idees, les reves prennent forme. Le plan Cap Vert- Bresil- Antilles et retour vers l'europe s'est convertis en BResil- Uruguay-Argentine. Mais il faut être conséquent: rallier l'Argentine, cela ne se fait que pendant l'été austral... Donc le depart sera pour aout depuis les canaries...

Rocinante et moi terminons les preparatifs et allons attendre le bon moment pour quitter les canaries. Rocinante prendra des vacacances et un bon repos dans un port bien abrité (probablement sur l'ile de Graciosa, elle aime tellement etre au calme) et quant a mois, je vais me remettre a disposition de MSF pour 6 mois.

 

Par Pako Rocinante - Publié dans : rocinante
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Vendredi 24 novembre 2006

530 miles depuis notre départ de Algeciras, juste en face de la penisule de Gibraltar...

Notre bon vieux génois me manque... Depuis deux jours, nous nous traînons par 2 noeuds pendant la journée et le soir venu, le vent tombe et laisse place a une petite houle qui fait claquer le voiles. 100 miles encore devant nous pour atteindre le Canaries... Et sans génois et si peu d'air...

Enfin, jusqu'a il y a deux jours, le genois n'aurait pas été très utile et j'ai bien fait de démonter l'enrouleur de voile d'avant pour pouvoir endrailler les petites voiles de route et le tourmentin, jusque la inutile dans la soute.

Le départ de Gibraltar était mouvementé. Une fois que nous étions bien entré dans le détroit, un levante a commencé à souffler, contre le courant dominant qui porte vers la Méditerranée affin de remplacer ces milliers de tonnes d'eau évaporées chaque jour. Résultat pour nos premières heures de navigation: une mer très agitée dont les crêtes commencent a déferler sous un bon force 6. Sous foc numéro 2, nous fillons pleinvent arrière sous à un bon 5 noeuds.

La météo nous annonce un avis de grand frais dans le detroit et plus a l'ouest de celui-ci. Nous décidons de continuer, espérant le laisser derrière nous. Calcul un peu trop optimiste: Au milieu de la nuit, le vent commence a forcir franchement pour atteindre un bon force 8. Rocinante devient difficile a guarder sur sa route. Il faut mettre le tourmentin en place. Je reveille Sarah par petit coup de main sur la paroie du cockpit. Pour éviter de reomenter au près pour hisser un peu de grand'voile, le moteur est mis en marche afin de garder les rennes de Rocinante. Le tourmentin est mis en place. Malgré deux bonnes auloffées dues a la houle de trois mètres. Enfin, la voile est à poste et la barre de Rocinante redevient douce. Sancho, le pilote automatique, est mis en place et nous reprenons nos quarts.

Quelques instant plus tard, alors que je somnolais dans le carré, un petit cri me reveille et un gros paquet d'eau jicle à l'intérieur, moullant la table a carte et le livre de bord. Je passe la tête dehors et vois Sarah trempée de haut en bas, la barre libre (Sancho avait sauté et ne tenait plus la barre). Une déferlante... Nous decidons de fermer les panneaux de descente pour éviter toute entrée d'eau pour le reste de la nuit.

Cette petite introduction dura deux jours. Nous en sortons bien fatigués, mais enfin le coup de vent est passé et nous pouvons remettre le Foc 2 et la grand'voile au bas ris en place. Nous sommes sous-toilé, mais priorité au repos!

Au loin, dans le nuit, les lumières de Rabat et Casablanca former comme deux aurores au milieu de ces nuit noires.

Nuit du premier novembre: au loin des éclairs, du tonnerre. Forts de notre expérience de départ, nous affalons toutes les voiles et mettons le tourmentin en place en prévision d'un coup de vent. Résultat: nous nous traînons durant une heure. Et puis hop! le foc numero 2 et la grand'voile au bas ris pour le reste de la nuit. Faut tout de même pas exagérer non plus!

Les eclairs se rapprochent sous de nuages noirs. Le vent monte. Je sors de la cabine pour prendre mon quart. Rien à voir avec la situation du detroit. Ici, de petites raffales énerventes nous font partir au lof. Tourmentin ou pas tourmentin? Finalement, apres une bonne heure de route fatiguante, je decide de mettre la la cape courante et Rocinante derive doucement. Nous pouvons dormir.

Le lendemain, nous reprenons la route. Le vent est toujours de la partie, mais nous vient de derrière. Foc 2 et Grand'voile, nous naviguons au maximum de la vitesse de Rocinante. Mais le vent monte encore un fois et nous oblige a resortir notre amis le tourmentin. Impossible de garder le cap avec un tel vent, nous fuyons vent arrière vers l'ouest, alors que les Canaries sont au Sud. La mer est blanche d'écume... et tellement belle...

Enfin, voilà où nous en sommes. 4 novembre, le soleil se couche et le vent l'accompagne dans son lit. Les voiles sont ferlées, Rocinante roule et émet ses craquements habituels depuis deux nuits. Je rentre les lignes de pêche, cela m'étonnerait qu'un poisson morde : elles pendent a la verticale :o)

Enfin une légère brise venant du Nord s'établit. Enfin, juste de quoi avancer a 1,5 noeuds, mais au moins, c'est dans la bonne direction et stable.

Le couché de soleil est accompagné de Globicéphales noirs, baleines pilotes. Elles se déplacent en direction de l'Ouest, par troupeaux. Elle sortent de l'eau lentement, pas comme les dauphins. Quelque chose de plus majestueux...

Un vent de Nord Est s'aest finalement bien établit. Un début d'Alisé! Il nous reste 60 miles à parcourir. nous devrions arriver demain aux Canaries!

Matin du 6 novembre. Nous les apercevons enfin ces Iles... Al Habdellullah!

Le riz est prêt, Fluffer (petit poulpe orange reçu de Cristobal, un pêcheur de Algeciras, avant de partir) nous prend un Coryphène. Parfait, cela fera l'affaire pour accompagne le ris. que timing!

La nuit tombe alors que nous longeons à 50 mètres la côte de isla Graciosa. Le phare qui devait nous indiquer des rochers au Nord de l'ile de Lanzarotte ne fonctionne apparement pas. Nous restons donc bien pres de la Cote de cette ile, pour enfin appercevoir le port de Caleta de Sebo. Des l'arrivée, nous nous faisons deux amis basques et les invitons a bord pour prendre un verre. Le commendant, Guy, a plus de trente ans de naviguation derriere lui. Son visage respire la sérénité. Un peu de vin, un peu de rhum et finalement au lit!

11 novembre. Cela fait une semaine que nous sommes a Isla Graciasa. Un petit village, un vingtaine de voiture pour toute l'île, quelques colinnes volcaniques et les falaises de Lanzarotte juste en face du port.

Un Sirrocco s'est levé il y a trois jours et nous vivons dans un vrai coup de vent. Les falaises accélerent le vent et nous le projette en pleine face. La forêt de mâts s'incline en sifflant a chaque raffale qui hurle. Les drisses mal attachées claquent frénétiquement sur les mâts. Les tympans sont compressés et bourdonnent sous l'effet des différentes pressions laissée derriere chaque coup de vent. De loin, on peut les entendre arriver ces raffales. Elles arrivent par trois et fondent pratiquement en même temps sur nous.

Novembre 2006

Par Pako Rocinante - Publié dans : rocinante
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Lundi 23 octobre 2006

Après une petite semaine de mise en route en Bretagne, la météo nous annonce une bonne brise Nord sur le Golfe de Gascogne. Force 5 pour toute la semaine... Parfait!

La soirée (mémorable) de la finale du mondial fut bien arrosée! Le pont de Rocinante fut arrosé d'éfluves feminines (Amelie!!!). Un peu groggis, nous partons de Vannes en direction de Belle-Ile d'où nous comptons prendre le Large.

Le vent et la houle ne plaisent pas a Sancho, notre pilote automatique. il n'a pas assez de force et manque de rapidité. Nous commencons donc a prendre nos quarts , barre en main.

La grand voile qui avais pourtant été révisée avant de partir par une voilerie, se déchire juste en dessous de la bosse du bas ris. Pas d'aiguilles, pas de scotch a voile a bord. He bien, cela commence bien! Nous reduisons donc la voile de façon à ne pas mettre cette partie sous tention. Il faudra penser a bien s'équiper pour ce genre d'avaries. Cela aurait pu être plus grave si le génois (voile avant) nous aurait lache de cette même manière...

Un tuyau d'une bonne dizaine de mètres se bloque dans le safran et le fait vibrer. Nous le sortons tant bien que mal et le ramenons sur le bateau. A notre grande surprise des pousse-pieds sont collé sur celui-ci! Trois milles metres de fond et nous sommes en train de deguster ces delices! Faut dire que mis a part une orphie (que celui qui aime ces poissons plein de petites arrete de couleur fluo verte m'écrive!), les poissons n'avaient pas l'air d'aprécier nos petits rapalas. Même le couple de dauphins a tête carrée que nous avons rencontré n'avaient pas l'air d'y faire trop attention...

Les miles défilent sur le loch et la position estimée que nous rapportons sur le carte avance lentement vers le Sud. Nous avons décidé de n'utiliser le Gps que pour raisons de sécurité. Après tout, nous verrons bien où nous arriverons! Les marins naviguent de cette manière depuis des siècles...

Le vent faiblit petit a petit mais la houle continue a nous pousser. Nous décidons d'envoyer le spi, la plus belle robe de Rocinante, pour garder une bonne vitesse. Et quel plaisir! nous partons en surf sur cette houle bien large. La vague arrive, un petit coup de barre pour poser le cul perpendiculaire et hop!

Suivant nos calculs, nous devrions commencer a voire la terre dans quelques heures. Nous voulons arriver a Bilbao et le meiux serait d'arriver de nuit. C'est bien plus facile de reconnaitre les feux des phare de nuit qu'une cote de jour, surtout si a bord nous n'avons qu'une carte a grande échelle!

La deuxieme nuit est deja bien avancée et nous guettons l´horizon. Et puis un petit point lumineu apparait, et puis un autre... Je descend et consulte la carte: cést bien le phare de Bilbao que nous appercevons! Un petit relevé de compas nous informe que nous avons tenus une estime remarquable: seulement un erreur de 5 miles!

Le moteur est mis en route vu que le vent est complètement tombé.

Que c'est lent! Cela fait des heures que nous voyons la côte et que ce moteur fume. Nous sommes fatigués, c'est probablement cela...

270 miles et 60 heures depuis Vannes et voila que nous amarrons Rocinante au Port de Getxo, a Bilbao. Le jour est deja bien levé, nous allons dormir...

 

Par Pako Rocinante - Publié dans : rocinante
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