Rocinante
Après les quelques semaines à Montevideo où nous avons pris le temps de traiter la dérive contre la rouille (cela devenait urgent), de la remonter sur un nouveau support d'axe et d'enduire nos oeuvres vives de cet habituel poison contre les algues et crustacés tropicaux, nous avons finalement largué les amarres pour notre première destination: Buenos Aires afin de goûter leur fameux steaks juteux et de nous offrir ce nouveau mât tant attendu!
Première étape: la ville de Colonia del Sacramento, opposée a Buenos Aires du côté Uruguay, pour effectuer les formalités de sortie du pais. Celles-ci auraient bien pu être faite a Montevideo,
mais bon, fallait prendre les transports en commun, alors qu'à Colonia, cela se fait a pied depuis le port situé au le cœur de la vielle ville colorée. Et puis cela nous fera notre première
sortie de reprise d'aventures! ... Et la rencontre avec les particularités de navigation dans le Rio de la Plata.
Première constatation: une mer courte quand il faut remonter au vent et notre élan est constamment coupé pas le clapot qui se lève. Il est vrai que naviguer avec le foc de route et la grand voile
arisée au maximum lorsqu'il ne souffle qu'une petite brise n'aide pas a propulser et casser ces petites vaguettes! (pour rappel, le mât a été écourté au Brésil). Nous passons nos premières 20
heures de navigation dans ces conditions, avançant péniblement vers le point sur la côte que nous nous sommes fixé.
Le matin de la seconde journée, le vent tombe et la mer-rivière s'immobilise, offrant a perte de vue cette couleur café au lait caractéristique de l'eau du Rio de la Plata supérieur. Les épaves
marquées par des bouées nous servent de références à cet horizon sans fin ou seul le moteur de Rocinante se fait entendre (il a bien fallu le faire tourner celui là). Et où l'approche de la côte
est remarquée par la présence de plus en plus nombreuse de moustiques et de guêpes oranges d'une agressivité inouïe.
Le fond commence a diminuer sérieusement à partir de ce moment et nous naviguons sur des profondeurs de 3-4 mètres jusqu'à notre entrée à Colonia où les formalités de sortie sont expédiées
rapidement. Et comme un coup de vent du secteur Sud est prévu dans 24h-36h, nous appareillons sans tarder et sans profiter pleinement de la tranquillité de cette petite ville. Départ juste avant
la tombée de la nuit pour Buenos Aires à 40 miles au Sud question de repérer les amers (bouées, phares, petites îles) par leur feux de nuit pour négocier la sortie de port parsemée de dangers.
Deux heures du matin, nous arrivons au centre de Buenos Aires, dans le port commercial où suivant les informations du guide nautique il y a un des deux clubs nautiques qui donne une
« semaine de courtoisie » aux bateaux de passage. Et... l'entrée du club est fermée par une série de bouées... Pfff... On s'amarre plus loin à même le quai, le mât
caché dans l'ombre d'un contenaire, et nous nous reposons quelques heures avant de rejoindre au petit matin un des clubs qui donnent sur la rivière Tigre, éloigné du centre de la
capitale.
Et nous voilà donc à San Isidro, amarrés dans l'auto-proclamé port « loemp » ou « pirate ». Le nouveau mât est sur le quai et attend la peinture epoxy, le génois est en
réparation et le commandant mange des steaks tous les jours (ou presque :o).
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vous êtes au bout du monde c'est formidable, moi je ne suis pas encore parti !
j'ai un problème avec mon safran
Je possède un FANTASIA Dériveur Lesté, (de 1982) de Harlé
et je recherche le plan et cote du safran pour réparation.
je fais appel à votre savoir et cordialité,
Merci de votre réponse
Estou visistando seu blog para deixar registrado meu apreço por ti e o Rocinante.
Foi muito legal o jantar lá no Abraão com as meninas, a Mara, de Fortaleza, e a Leila, de São Paulo.
Ótima viagem para ti, com ventos sempre favoráveis!!!
Abraço,
Paulo - le petit prince